Le jardin réserve parfois des surprises. Des abeilles qui butinent tranquillement derrière l’abri de jardin, une branche qui tombe là où on ne l’attend pas… ou, dans mon cas, une brûlure au deuxième degré provoquée par un simple figuier. Si j’avais su, j’aurais consulté avant la liste des plantes à risques sur le site de l’ANSES ! Sur le moment, rien ne semblait pourtant inquiétant. J’étais en train de tailler quelques branches pour lui redonner une forme plus raisonnable. La sève blanche du figuier coulait légèrement sur les tiges fraîchement coupées, comme elle le fait toujours. Le problème, c’est que cette sève contient des substances phytophototoxiques. Autrement dit, elles deviennent irritantes pour la peau lorsque celle-ci est ensuite exposée au soleil. Ce phénomène, appelé phytophotodermatite, peut provoquer des réactions impressionnantes. Rougeurs, cloques et parfois même des brûlures comparables à celles d’une vraie brûlure thermique. Et, comme je bricolais tranquillement en plein soleil, avant-bras bien exposés… toutes les conditions étaient réunies pour transformer une simple taille de printemps en mauvaise surprise dermatologique. Voici un retour d’expérience dont je me serais bien passé !
Quand la sève et le soleil ne font pas bon ménage
La réaction ne se produit pas immédiatement. Sur le moment, on ne sent presque rien, sauf des petites démangeaisons. Ce n’est que plusieurs heures plus tard que la peau commence à rougir. Dans mon cas, cela a commencé par une sensation de chaleur sur l’avant-bras. Puis des plaques rouges sont apparues, suivies de petites cloques. Le mécanisme est assez fascinant… même s’il est nettement moins agréable à vivre. Sous l’effet des rayons UVA, certaines molécules présentes dans la sève du figuier s’activent et produisent des radicaux oxydatifs.


Ces molécules agressent alors la peau et provoquent une inflammation parfois spectaculaire. Les médecins décrivent généralement des lésions localisées sur les zones exposées au soleil : dos des mains, avant-bras, visage ou décolleté. Les zones protégées par les vêtements, elles, restent intactes. Autant dire que la nature laisse des indices très clairs. Ce jour-là, j’ai découvert qu’un figuier peut être délicieux en été… mais nettement moins sympathique lorsqu’on le taille sans précaution. Et, si vous vous interrogez sur la comestibilité des feuilles de figuier, on vous dit tout dans cet article.
Les plantes du jardin capables de provoquer ce type de brûlure
Le figuier n’est pas le seul végétal concerné. Plusieurs plantes très courantes peuvent provoquer des réactions phototoxiques similaires. En voici une petite liste pour vous aider à les éviter, ou au moins à vous protéger :
- Le figuier
- Le céleri
- Le panais
- Le persil
- L’aneth
- Le fenouil
- Certaines plantes de la famille des agrumes comme le citronnier
Dans tous les cas, le mécanisme reste le même : contact avec la plante puis exposition au soleil.


Quelques précautions simples pour éviter ce genre de mésaventure
Heureusement, il est assez facile d’éviter ce type de réaction. La première règle consiste tout simplement à porter des gants lorsque l’on manipule certaines plantes, surtout lorsqu’elles produisent beaucoup de sève. Une chemise à manches longues peut aussi être utile, même lorsque la météo donne envie de jardiner en tee-shirt. Autre réflexe important : se laver la peau au savon après avoir manipulé ces végétaux, surtout avant de s’exposer au soleil. Si la sève reste sur la peau pendant plusieurs heures, la réaction peut apparaître même si l’on ne s’en rend pas compte sur le moment. Depuis cet épisode, je regarde mon figuier avec un mélange de respect et de prudence. Il continue de produire de délicieuses figues chaque été, mais désormais je le taille avec des gants. Comme quoi, dans un jardin, les dangers ne viennent pas toujours d’où l’on croit. Saviez-vous qu’un simple figuier pouvait provoquer de véritables brûlures au soleil ou avez-vous déjà vécu ce genre de surprise au jardin ?
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