46 % des produits non conformes et dangereux


Jouets, cosmétiques, appareils : une enquête choc révèle des produits dangereux vendus en ligne. Plus de 100 000 articles déjà retirés.

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, le 30 Apr 2026, à 11 h 08 min

La DGCCRF depuis le printemps 2025 a étudié les articles vendus en ligne par sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français. Bilan : plus de 100.000 produits retirés du marché…

Plus de 650 produits contrôlés

Dans le cadre du plan e-commerce lancé par le gouvernement au printemps 2025, la DGCCRF a triplé ses contrôles sur sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires en France. Les enquêteurs ont ainsi prélevé anonymement plus de 650 produits de grande consommation présentant des risques élevés. Ils ont ciblé en priorité les articles pour enfants, les appareils électroniques et les produits en contact direct avec la peau.

Les analyses menées par le Service commun des laboratoires révèlent une situation alarmante : 75 % des produits analysés sont non conformes (principalement en raison de défauts d’étiquetage) et 46 % sont même jugés dangereux. Ces derniers présentaient des risques graves pour la santé et la sécurité des consommateurs, tels que des risques d’étouffement, d’incendie ou de toxicité chimique. Ces chiffres correspondent uniquement aux produits les plus à risque et ne peuvent être généralisés à l’ensemble du catalogue de ces plateformes.

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Des articles à retirer de la vente

Face à ces résultats, plus de 100.000 produits ont déjà été retirés de la vente et les alertes ont été transmises à l’échelle européenne. Conformément au règlement sur les services numériques (DSA), les plateformes ont l’obligation de retirer ces articles de la vente en ligne, d’en informer les acheteurs ayant passé commande au cours des six derniers mois. Elles doivent aussi procéder à des contrôles aléatoires, la responsabilité de la conformité au sujet de ces produits à risque incombant initialement aux vendeurs.

Enfin, la DGCCRF appelle les consommateurs à faire preuve de vigilance face à des prix très attractifs. En effet, ces fausses bonnes affaires en ligne cachent souvent une qualité et une sécurité inférieures aux normes européennes. Pour renforcer la protection des consommateurs face à la montée en puissance du commerce en ligne, le gouvernement a par ailleurs créé une cellule de coordination interministérielle, animée par la DGCCRF, afin de se coordonner pour identifier et de traiter ces risques.

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